
Les éditions du Bélial ont déjà publié plusieurs ouvrages écrits par Jack Vance, auteur très prolifique mais dont certains textes ont été un peu oublié. Ce livre D’or et de Fer s’inscrit dans le projet VIE, pour Vance Integral Edition, qui a pour but de produire l’intégrale des textes de l’auteur en 44 volumes ! L’édition originale est de 1952, la traduction de l’ouvrage édité par le Bélial cette année 2026 est de Pierre-Paul Durastanti.
Le récit démarre sur une Terre peuplée d’humains, mais dominée par les Lekthwans, des extra-terrestres quasi humains, qui par ailleurs sont établis sur de nombreuses planètes et systèmes de l’univers. Roy Barch, qui sert une des familles dirigeantes Lekthwans, se trouve enlevé avec la fille de son employeur Komeitk Léliant par les esclavagistes Klau, et déporté sur Magarak, une planète prison industrielle. N’acceptant pas son sort, il va vite fomenter un plan d’évasion pour quitter cet enfer…
Tous les ingrédients d’un livre de Vance sont dans ce court roman : une planète avec ses spécificités, des races extra-terrestres intelligentes qui agissent pour leurs propres intérêts, un héros malgré lui pris dans l’engrenage de l’aventure, une créature de rêve auquel le héros s’attache, et bien entendu de l’action, des rebondissements, et une certaine facilité pour la résolution de l’histoire.
C’est un roman qui se lit vite, mais m’a moins emballé que les précédents que j’ai lu de l’auteur. La faute peut-être à ce Roy Barch, personnage qui m’a peu parlé. Et peut-être aussi à des aventures moins palpitantes, des scènes d’actions un peu moins lisibles, ou au manque de personnages secondaires hormis Komeitk Léliant. Le style est complètement pulp, le récit est fait d’aventures pour vivre une aventure.
Le récit présente de gros échos au monde en décolonisation de l’auteur en 1952 : le point de vue adopté est celui de Roy Barch, dominé par des extra-terrestres, et il cherche donc dans son évasion (et même avant son enlèvement) à s’émanciper du colonisateur. Il agit avec un certain second degré et un peu de provocation tout au long du livre, donnant lieu plusieurs fois à des situations très drôles et décalées, mais cet humour a tendance à s’amenuiser au fil du récit.
D’Or et de Fer est donc un livre sympathique, assez archétypal de la production de Vance, avec toutes les recettes pour passer un bon moment d’aventures Pulp au milieu d’extra-terrestres très variés, allant du très méchant au débile, en passant par la sublime super-intelligentes… Le récit est assez court, distrayant, mais manque parfois un peu de sel. Pas parmi mes préférés de l’auteur.
Autres avis: Les chroniques de l’imaginaire,
Auteur: Jack Vance
Maison d’éditions: Le Bélial’
Parution: 25/06/2026
Traduction:Pierre-Paul Durastanti
Esclavagistes implacables, les Klau étendent leur empire machiniste, livrant une guerre stellaire sans merci aux Lekthwans qui s’efforcent de contenir l’expansion. Mais de tout cela, sur Terre, Roy Barch se moque. La Terre, précisément, planète insignifiante, arriérée, sous la coupe économique et technologique desdits Lekthwans, que Barch méprise. N’était Komeitk Lélianr, la fille hautaine de son employeur, émissaire de haut rang, qui le fascine… Las, bientôt la grande histoire percute la petite dans un bain de sang : Roy et Komeitk, que tout oppose, sont capturés par les Klau aux pupilles étoilées, puis déportés sur Magarak l’industrieuse, planète-bagne dont nul ne revient. Un défi de taille pour Roy Barch : survivre, coûte que coûte, puis regagner la Terre — sans oublier de montrer aux civilisations spatiales que les humains valent bien davantage que ce qu’elles pourraient croire…