Une larme de poison – Robert Jackson Bennett

Robert Jackson Bennett est un habitué des éditions Albin Michel Imaginaire. Il y a déjà publié ses deux précédentes trilogies, Les maîtres enlumineurs et Les cités divines. Une larme de poison, son dernier roman, vient de paraître aux éditions Albin Michel Imaginaire avec une traduction de Laurent Philibert-Caillat. Il a été publié en 2024 aux États-Unis, et il constitue le premier tome de la série À l’ombre du leviathan. Le roman a obtenu le prix Hugo du meilleur roman 2025 et le prix World Fantasy du meilleur roman 2025.

Dans une grande demeure de Daretana à la marge de l’Empire, un haut officier impérial est retrouvé mort. L’enquête est confiée à Ana Dolabra et son assistant Dinios Kol. Le décès est étrange, un arbre ayant jailli du corps de l’officier. Le duo doit comprendre ce qui s’est passé et savoir si une contamination est possible. Mais Ana n’est pas une enquêtrice comme les autres, elle porte en permanence un bandeau sur les yeux et ne sort jamais de chez elle. Din a été altéré magiquement pour être son assistant, c’est un graveur, il peut retenir tout ce qu’il a vu ou entendu en se rendant sur les lieux du crime.

Voilà le point de départ de leur enquête, qui va les mener par de nombreuses péripéties qui permettront au lecteur d’en apprendre plus sur cet empire et sur les personnages. Les menaces qui planent sur l’Empire sont nombreuses. A commencer par les fameux Léviathans, des monstres se trouvant dans les mers entourant le royaume. Des murailles protègent l’Empire, mais l’enquête menée par notre duo va les amener à comprendre comment une muraille a pu céder, et des ingénieurs (qui cherchent à protéger l’Empire contre les Léviathans) ont été tués. La menace plane tout au long du roman. Elle a une grande part dans l’intrigue et dans les actions des différents protagonistes.

L’histoire est très prenante et l’enquête haletante. L’univers est vraiment bien construit. On le découvre par petites touches, au fur et à mesure de la narration faite par Din l’assistant. Le principe des altérations biologiques est inventif et permet de faire fonctionner le duo de personnages principaux. Ces deux protagonistes sont une formidable réussite. Ce duo fraîchement formé et atypique va se retrouver à enquêter sur de nombreux mystères. Les voir évoluer au fil de l’histoire est un vrai plaisir. On pense bien entendu à un autre duo de détectives bien connus, Sherlock Holmes et le docteur Watson. Leur dynamique est assez semblable. Ana a l’excentricité de Holmes et Din la finesse et la patience de Watson.

Ce roman est le premier tome d’une série mais il se suffit à lui-même. Il a une vrai fin. Cependant, j’ai vraiment ha^te de retrouver Anna et Din dans d’autres aventures si elles sont à la hauteur de Une larme de poison. Ce roman policier dans une univers de fantasy est un vrai régal autant pour son univers que pour ses personnages.

Autres avis: les blablas de tachan, Elbakin, le nocher des livres,

Auteur: Robert Jackson Bennett

Maison d’éditions: Albin Michel Imaginaire

Traduction: Laurent Philibert-Caillat

Parution: 2 septembre 2026

A chaque saison des pluies, année après année, les léviathans attaquent la ligne de fortifications de l’Empire et leur sang répandu empoisonne les chairs et les esprits.
Alors que la menace se rapproche, un meurtre est commis dans le plus grand manoir de Daretana : un arbre a jailli du corps d’un haut fonctionnaire et l’a déchiqueté. Même ici, aux marches de l’Empire, une telle contamination semble impossible. C’est à Ana Dolabra, une enquêtrice aussi excentrique que géniale, qu’incombe la tâche de résoudre ce mystère. La rumeur veut qu’elle porte en permanence un bandeau sur les yeux et qu’elle soit capable d’élucider n’importe quel crime… sans jamais sortir de chez elle.
Évidemment, quelqu’un doit aller sur le terrain pour recueillir des indices : Dinios Kol, un assistant, qui a accepté que son corps et ses capacités mentales soient altérés magiquement.
Ana le sait depuis longtemps, et Dinios va le découvrir en enquêtant pour elle : il y a quelque chose de pourri, si ce n’est à la tête de l’Empire, en tout cas dans les plus hautes sphères du pouvoir.

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