Fiers de Hache – Le plan galzanien, de John Lang

Ce livre s’inscrit dans la célèbre épopée des aventuriers boulets évoluant depuis plus de 20 ans dans l’univers du Donjon de Naheulbeuk. Attention, bien que le titre soit le même, il ne s’agit pas de l’adaptation en livre des derniers albums de BD Naheulbeuk, mais bien d’une nouvelle histoire faisant suite à cette BD. J’ai été un peu surpris au début, n’ayant pas lu toute l’histoire. mais on se retrouve vite en territoire connu et cela n’est finalement pas si gênant.

On trouve donc au début de l’aventure nos chers fiers de hache à Glargh, ville majeure de la terre de Fangh, où ils se reposent avant de nouvelles missions. Différents membres du groupe se posent des questions sur quoi faire, mais bien vite ils se voient confier une nouvelle mission. Ils doivent aller livrer une missive et éclaircir ce qu’il se passe en Galzanie et en Fernol, des contrées lointaines au delà des montagnes. Une mission, diplomatique, c’est un concept étonnant pour nos aventuriers plus bourrins qu’autre chose. De plus, personne ne leur parle vraiment de récompense, ce qui interpelle très vite notre ami nain. Mais ils ne cherchent pas trop à comprendre, et sont de toute façon contents d’avoir gagné un niveau dès le début de ce tome…

Ce nouveau livre reste très classique pour qui connaît Naheulbeuk : on y retrouve des personnages attachants et fidèles à eux-même, des lieux exotiques, une intrigue qui se dessine peu à peu sans être trop simple, et toujours pas mal d’humour. L’ensemble reste dans le ton des précédents livres, avec du premier degré, des jeux de mots foireux, du second degré, et des références à peine déguisées au monde actuel. On retrouve bien sûr les « bulletins cérébraux » des différents protagonistes, instruments narratifs intéressants car ils permettent d’introduire des éléments de drame, de description, de cadrage des informations en dehors de la narration classique.

Les personnages évoluent plus ou moins dans ce tome : le ranger, le nain, l’ogre et la prêtresse sont fidèles à leurs habitudes, mais le barbare cherche absolument à se montrer digne de Crom car il semble s’être fait offrir des pouvoirs, l’elfe devient habile faute de gagner en intelligence, et la magicienne est perturbée par des désirs charnels au fil du livre. Le roman est assez inégal au niveau rythme, avec une mise en route un peu longue, puis une épreuve aussi intense qu’épique, puis une exploration calme des nouvelles terres, avant un raids éclair et brutal très surprenant en fin d’ouvrage.

En conclusion c’est un nouveau tome très classique que nous livre John Lang, mais qui reste aussi sympathique que les autres histoires. On y retrouve ce qui a fait le succès de ses précédents œuvres, son humour décalé dans un monde fantasy, ses règles absurdes. J’ai bien aimé les nouvelles évolutions des personnages.

Autres avis:

Auteur:John Lang

Maison d’éditions: J’ai Lu

Parution: 05/11/2025

L’hospitalité du territoire de Fernol est bien connue. Ses villes prospères et ses terres fertiles attirent quantité de voyageurs souhaitant prendre un nouveau départ. Mais quand l’officier Dutalus est réveillé au petit matin pour laisser entrer des dizaines de familles à l’air tellement inoffensif que cela en devient suspect, le doute n’est plus permis : la grande invasion molle a débuté, et seuls les Fiers de Hache, liés de façon improbable à ce lointain pays par le biais d’une prophétie au texte nébuleux, pourront la stopper. Infatigable rôliste connu sous le nom de Pen of Chaos, John Lang a créé en 2001 l’univers du Donjon de Naheulbeuk, une série de fantasy humoristique transmédia. Fiers de Hache lui fait directement suite.

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