House of windows – John Langan

John Langan, écrivain américain d’horreur, a été lauréat du prix Bram Stoker du meilleur roman pour The Fisherman, publié en 2016. J’ai lu a ainsi décidé de publier le premier roman de l’auteur, House of windows. Le livre est sorti en 2009 aux États-Unis. Il arrive en France grâce à une traduction de Thibaud Eliroff.

Roger Croydon, éminent universitaire spécialiste de Dickens, est âgé d’une soixantaine d’années. Il a été marié et a eu un fils de ce premier mariage : Ted, aujourd’hui adulte. Depuis, Roger a refait sa vie avec Veronica, beaucoup plus jeune que lui et autrefois son élève. Tous deux travaillent à l’université et mènent une vie heureuse. Pourtant, cela déplaît fortement à Ted et une violente dispute éclate entre le père et le fils. Ces derniers restent brouillés jusqu’au soudain décès du fils soldat, parti à la guerre. Roger et Veronica décident alors de s’installer dans l’ancienne demeure familiale de Roger, Belvédère House, dans laquelle Ted avait grandi. La situation devient alors de plus en plus trouble, jusqu’à la disparition mystérieuse de Roger. L’histoire utilise le thème de la maison hantée, tout en rendant hommage à la littérature.

C’est Veronica qui nous raconte l’histoire du couple, elle fait ce récit à un ami, et par la même occasion au lecteur. Le roman est le témoignage de Veronica sur son histoire. Elle fait beaucoup de digressions et de retours en arrière pour essayer d’expliquer ce qui est arrivé à son mari. Le début et la mise en place sont intéressants, tout comme les questionnements sur l’histoire de Belvedere House qui semble abriter les fantômes du passé de Roger. Le thème du deuil est très présent dans le roman, associé à celui de la culpabilité et à l’obsession d’un homme qui tente de comprendre. Mais le récit à tendance à s’enliser, les descriptions deviennent trop longues, les détails et digressions trop nombreux.

Des chapitres auraient aussi été bienvenus et permis un rythme mieux amené, le roman de plus de 550 pages étant seulement divisé en 2 parties. Le lecteur est mis à distance par la manière dont l‘histoire est racontée, étant donné qu’on a seulement le point de vue de Veronica, qui de plus est très long. Le récit aurait gagné à être élagué pour que l’on ait moins l’impression de tourner en rond. C’est dommage car l’atmosphère est réussie, on sent l’oppression et la tension qui se dégagent de l’histoire de Veronica. Le roman est un vrai texte fantastique qui laisse au lecteur le choix pour expliquer ce qui s’est passé et ce qui est arrivé à Roger.

Ainsi House of windows est un roman riche, à l’ambiance soignée, mais qui s’enlise dans des détails et finit par tourner en rond. Les thématiques sont bien amenées, le début et la fin sont prenants mais c’est vraiment trop long.

Autres avis: Le syndrome quickson,

Auteur: John Langan

Maisons d’éditions:J’ai lu Imaginaire

Traduction:Thibaud Eliroff

Parution: 05/11/2025

« Tout le monde me demande ce qui, selon moi, est arrivé à Roger, disait Veronica Croydon, et si je ne donne pas de réponse immédiate, on sempresse de men proposer une. Mais personne ne comprendrait. Enfin, personne ne me croirait. Reste un peu, et je vais te dire ce qui s`est passé. » La disparition de Roger Croydon, éminent universitaire spécialiste de Dickens, attise toutes les curiosités. Un mystère qui mène inexorablement à la demeure du couple, Belvedere House, et à son armée de fenêtres, baignées de lueurs étranges…

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