La cité des lames – Robert Jackson Bennett

Robert Jackson Bennett et Albin Michel Imaginaire, c’est une histoire qui roule. Après avoir publié American Elsewhere, puis la trilogie Les maîtres enlumineurs, ce fut au tour de La cité des marches, premier tome de la série Les cités divines, de paraître en février 2024. Le second tome, La cité des lames, vient de sortir fin septembre. Il se déroule dans le même univers et on retrouve certains personnages. Cependant, il peut parfaitement se lire sans connaître le premier. Les intrigues des deux tomes n’ont aucun lien entre elles et l’histoire se déroule 5 ans après la fin du précédent.

Quelques petits rappels sur l’univers pour commencer : Il y a environ 70 ans, une rébellion mené par le Kaj et son peuple, les Saypuri a eu lieu. Elle avait pour but de se révolter contre les Dieux qui les maintenaient en esclavage. Les Dieux qui interagissaient avec leurs fidèles, leur accordaient des miracles et leur donnaient une grande puissance. Mais d’autres étaient maintenus en quasi esclavage. Le Kaj, avec une arme qu’il avait lui-même fabriqué, a réussi à abattre les Dieux. La science et la technologie ont remplacé les divinités, les trains à vapeur relient les villes du Continent. Mais avec la disparition des Dieux, des fléaux inconnus auparavant tels que des épidémies sont apparus et des artefacts magiques ont disparu.

La générale Turyin Mulaghesh profite de sa retraite après les événements du tome précédent, mais c’est sans compter sur la première ministre Shara Komyad qui la charge d’une mission. Elle lui demande de se rendre à Voortyashtan, la cité des lames, où une agente du gouvernement a disparu. Mulaghesh doit mener l’enquête, comprendre ce qui arrivé à l’agente et tenter de la retrouver. Cette dernière investiguait sur un étrange métal découvert dans les collines à coté de la ville. Ce métal a des propriétés inexplicables et fabuleuses, au point de se demander s’il ne serait pas divin. En effet, la ville de Voortyashtan était la ville de la déesse de la guerre et de la mort, Voortya. La tache de la générale est loin d’être simple surtout que la situation politique et sociale de Voortyashtan est entachée par des attentats perpétrés par les tribus de guerriers des montagnes qui n’aiment pas Saypur.

L’intrigue générale ressemble un peu à celle du premier tome, avec une situation dangereuse impliquant peut-être d’anciens dieux. Mais les lieux sont différents, ce qui permet de découvrir une autre partie du monde et ses traditions. Ensuite; le changement de personnage principal apporte beaucoup de nouveautés. Mulaghesh est une militaire, elle ne perd pas de temps avant de se mettre à véritablement enquêter. Elle est assez âgée mais a toujours la forme, elle est très volontaire et directe. Elle apporte beaucoup à ce tome, c’est un excellent personnage avec beaucoup de profondeur. On retrouve aussi avec plaisir Sigrud qui gagne en épaisseur avec cette nouvelle histoire.

Le rythme du roman est assez soutenu. L’enquête progresse au fur et à mesure et se complexifie avec les découvertes de la générale. L’univers est connu et les investigations de Mulaghesh sont au cœur du récit. On est clairement dans de la fantasy épique et Robert Jackson Bennett s’offre plusieurs scènes grand spectacle où le lecteur retient son souffle.

La cité des lames est ainsi dans la lignée du précédent opus. Il permet d’agrandir l’univers mis en place par Robert Jackson Bennett et de retrouver avec plaisir la générale Mulaghesh dans un plus grand rôle. Une excellente lecture plaisir!

Autres avis:

Auteur: Robert Jackson Bennett

Traduction: Laurent Philibert-Caillat

Éditeur: Albin Michel Imaginaire

Parution: 25/09/2024

Alors qu’elle profite d’une retraite bien méritée au bord de l’océan, passant ses journées à boire du vin, à pêcher et à transformer chacun de ses proches voisins en ennemi mortel, la générale Turyin Mulaghesh reçoit la visite d’un fonctionnaire de Saypur.
La première ministre Shara Komyad a une mission pour elle. Une agente a disparu à Voortyashtan, la cité des lames, ancienne demeure de la déesse de la guerre et des massacres. Cette disparition semble être liée à la récente découverte d’une substance minérale : la thinadeskite qui amplifie mystérieusement la puissance de tout courant électrique. Si les propriétés de ce minéral sont miraculeuses, cela signifie qu’un dieu en activité se cache quelque part dans la cité des lames ou aux alentours.
Un dieu ou une déesse ?
Pourvu que ça ne soit pas Voortya, espère Mulaghesh.

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