Hors-série Une Heure-Lumière 2024

Pour la septième année consécutive, Le Bélial’ réitère son opération : « Deux livres de la collection Une Heure-Lumière achetés, un hors-série offert ». Depuis 2018, ces hors-série sont devenus des must-have pour les fanas de la collection au point que les premiers numéros sont devenus collectors. La collection Une Heure Lumière dédiée aux romans courts a vu le jour en janvier 2016. Le format de la collection est celui des poches, 12 cm x 18 cm, avec de grands rabats de 8 cm, une identité graphique marquée, signée Aurélien Police, et des couvertures cartonnées au fond gris moucheté. Depuis, 52 numéros ont vu le jour. Le prochain verra le retour de Thomas Day au catalogue avec L’Automate de Nuremberg le 22 août.

Au menu de ce hors-série 2024: un avant-propos signé Olivier Girard comme entrée, une longue nouvelle inédite de Rich Larson en plat de résistance, et une présentation des titres par catégorie signée Camille Vinau en guide de dessert, puis le catalogue en digestif.

L’entrée fait bien son job, elle fait saliver les papilles et donne envie de voir la suite du menu. Le plat de résistance offert par un auteur habitué des éditions Le Bélial nous propose une revisite de poulpe, avec une longue nouvelle inédite intitulée Comment Quini le Calmar a égaré son Klobučar, titre plein de promesses qui a de quoi susciter la curiosité. Pierre-Paul Durastanti a aidé afin que ce plat soit accessible aux petits français que nous sommes, et il a dû avoir beaucoup de boulot, mais il le réussit admirablement comme toujours.

Décortiquons un peu ce calmar. Vous voyez Ocean’s eleven? Notre calmar doit venir de là certainement, mais en version survoltée, SF et nouvelles technologies. C’est l’histoire d’un cambriolage de haute voltige avec des nouvelles technologies étonnantes. Quini est un malfrat richissime mais il s’est fait des ennemis. Un en particulier, le narrateur et hacker, qui décide pour se venger de monter un plan infaillible. Il engage une petite équipe dans le but de dérober un Klobučar, une œuvre d’art inestimable qui se trouve dans le coffre de Quini. L’opération est dangereuse, lourde en préparatifs, la cuisson prend du temps, les retournements de situation non prévus et le rythme effréné sont nécessaire à la bonne préparation. Ce plat de résistance en met plein la vue et est terriblement bien pensé.

Le dessert sous forme de présentation des titres de la collection dans le but de savoir par où commencer dans ces 52 titres. C’est ludique, point trop sucré, juste équilibré comme il faut. Pour terminer le tout, le catalogue de tous les UHL permet de voir la richesse de cette collection et offre la possibilité de poursuivre sa dégustation de mets raffinés.

En un seul mot: vous auriez tort de vous priver de cette dégustation du hors série 2024! ( et des UHL en général hein)

Autres avis: le nocher des livres, le maki,

Éditions: Le Bélial’, collection « Une Heure-Lumière »

Parution: 22 mai 2042

Traduction : Pierre-Paul Durastanti

Une heure-lumière, c’est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d’un milliard de kilomètres…

C’est aussi le nom d’une collection qui vient de franchir les cinquante titres, un espace éditorial unique, tant par le fond que par la forme, au statut de référence dans le paysage brouillé des littératures de genre. Si Une heure-lumière célèbre les horizons nouveaux, nos hors-séries fêtent Une heure-lumière et ses auteurs emblématiques.

Et cette année le Canadien Rich Larson, dont les fidèles de la collection n’ont pu manquer Barbares, space opera punk et débridé qui réinvente le récit d’aventure spatiale à grand renfort d’idées et d’images fortes.
Une heure-lumière… comme un shot d’imaginaire corsé !

Rich Larson est né au Niger. S’il a vécu aux états-Unis, en Afrique du Sud, en Espagne ou à Prague, il a pour l’heure posé ses valises à Montréal. Depuis ses débuts en 2011, il a publié plus de deux cents nouvelles, souvent reprises dans les Year’s Best les plus prestigieux du domaine, et saluées par plusieurs prix de lecteurs. En France, le recueil La Fabrique des lendemains (Le Bélial’, 2020) a d’emblée raflé le Grand Prix de l’Imaginaire, avant que le roman Ymir (Le Bélial’, 2022) confirme le stupéfiant talent de cet auteur de 32 ans désormais considéré comme le fer de lance d’une SF post-eganienne survitaminée qui pulvérise les codes du genre.

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